- Les tranches fédérales sont identiques partout au pays ; c’est la couche provinciale ou territoriale qui fait varier le salaire net.
- Un taux supérieur ne porte que sur le dernier dollar gagné : il surestime toujours l’imposition réelle d’un salaire.
- Chaque région met à l’abri un montant différent grâce à son montant personnel de base avant de percevoir le moindre impôt.
- Le RPC, le RRQ, l’assurance-emploi et le RQAP ne sont pas de l’impôt, mais sortent de la même paie — chaque échelle les inclut.
Comment lire les tableaux de tranches
Le revenu d’emploi est imposé en deux couches au Canada. La couche fédérale est la même partout ; la couche provinciale ou territoriale s’y ajoute et est fixée par chaque gouvernement indépendamment, d’où un impôt différent à Halifax et à Calgary pour le même salaire.
Le tableau ci-dessus ne montre que la seconde couche : le taux supérieur propre à chaque région, le nombre de tranches qu’elle utilise, et le revenu que son montant personnel de base met à l’abri avant tout impôt. Le classement par taux supérieur rend l’écart évident : la différence entre la province la plus imposée et la moins imposée dépasse l’écart entre deux tranches fédérales voisines.
Ouvrez une région pour sa grille complète et, dessous, une échelle montrant ce que six salaires réels produisent une fois les deux couches et les cotisations appliquées. C’est ce second tableau qui compte vraiment — un taux supérieur seul ne dit presque rien du montant conservé.
Le calcul
Les deux couches fonctionnent de la même façon. Le revenu est divisé en bandes, chaque bande a son taux, et chaque taux ne s’applique qu’au revenu situé dans sa propre bande. Le « taux de la tranche supérieure » porte sur le dernier dollar gagné, jamais sur le salaire entier — c’est pourquoi le taux moyen reste toujours bien inférieur au taux marginal.
Avant cela, le montant personnel de base est converti en crédit non remboursable au taux de la première tranche, puis soustrait de l’impôt à payer. Les montants fédéral et provincial diffèrent, donc le revenu que l’on peut gagner sans impôt varie aussi selon la région. La colonne du tableau donne le montant provincial ; le montant fédéral s’ajoute partout.
L’échelle de chaque page régionale ajoute le RPC ou le RRQ, l’assurance-emploi et le RQAP au Québec. Ce sont des cotisations plutôt que de l’impôt, mais elles sortent de la même paie : les omettre surestimerait le net de plusieurs milliers de dollars par année.
Exemple chiffré
Prenez deux régions aux extrêmes du tableau. Sur le même revenu d’emploi, la province au taux supérieur le plus élevé impose environ dix points de pourcentage de plus sur le dernier dollar que celle au taux le plus bas — mais le taux moyen sur un salaire intermédiaire diffère beaucoup moins, car l’essentiel du revenu est imposé dans les bandes inférieures, où les deux se ressemblent.
C’est la leçon pratique du tableau : un taux supérieur est un mauvais guide pour un salaire de milieu de carrière. Consultez les pages de comparaison, qui calculent le net à six salaires dans les deux régions, avant de conclure à partir d’un taux seul.
Termes clés
- Taux marginal
- Le taux appliqué au prochain dollar gagné. C’est lui qui détermine ce que vaut une augmentation ou une prime après impôt.
- Taux moyen
- L’impôt total divisé par le revenu total. Toujours inférieur au taux marginal dès que plus d’une tranche s’applique.
- Montant personnel de base
- Revenu mis à l’abri par un crédit non remboursable. Les montants fédéral et provincial sont distincts et s’appliquent tous les deux.
- Seuil de tranche
- Le revenu où une bande se termine et où le taux suivant commence. La plupart des provinces indexent ces seuils chaque année, mais pas toutes.