- Le fonds d’amortissement sert aux dépenses prévisibles, le fonds d’urgence aux imprévisibles. Les garder séparés empêche l’un de financer l’autre.
- Chaque objectif coûte (ce qui reste) ÷ (mois restants) : plus vous commencez tôt, plus chaque mois est petit.
- Le total mensuel baisse par paliers à mesure que les objectifs arrivent à échéance — budgétez d’après le calendrier, pas d’après le premier mois.
- Gardez l’argent dans un compte d’épargne, non investi : il sera dépensé dans quelques mois, donc la croissance n’est pas l’enjeu, mais une baisse le serait.
Comment fonctionne la calculatrice de fonds d’amortissement
Un fonds d’amortissement, c’est de l’argent mis de côté petit à petit pour une dépense que vous savez déjà venir : un entretien d’auto, un renouvellement d’assurance, un voyage, un nouvel ordinateur. C’est l’inverse du fonds d’urgence, réservé aux dépenses imprévisibles.
La calculatrice traite chaque objectif comme trois nombres — ce qu’il coûte, ce que vous avez déjà mis de côté et le nombre de mois avant l’échéance — et répartit le reste également sur les mois restants. La somme donne un seul montant : ce qu’il faut sortir du compte chèques chaque mois pour qu’aucune de ces dépenses ne soit jamais une surprise.
Le calendrier ci-dessous est la partie qui mérite d’être lue. Le total n’est pas constant. Chaque objectif disparaît le mois de son échéance, donc le coût mensuel baisse par paliers — et budgéter d’après le montant du premier mois surestime discrètement tous les mois qui suivent le premier paiement.
Le calcul
Cotisation mensuelle par objectif = (montant requis − déjà épargné) ÷ mois avant l’échéance, avec un plancher d’un mois pour qu’un objectif immédiat exige le reste au complet plutôt qu’un nombre impossible. Un objectif entièrement financé ne cotise plus.
Le total mensuel est la somme des objectifs pour ce mois-là, et un objectif cesse de cotiser après son mois d’échéance. Additionner la colonne d’un objectif sur tout le calendrier redonne exactement ce qu’il lui manquait : c’est la vérification arithmétique que le tableau est bâti pour satisfaire.
Aucun rendement n’est appliqué. Un fonds d’amortissement se dépense en quelques mois : l’argent a sa place dans un compte d’épargne à intérêt élevé plutôt que sur les marchés — les intérêts sont réels mais s’effacent devant la cotisation, et supposer une croissance sur de l’argent qu’on s’apprête à dépenser est la façon dont un plan se retrouve discrètement à court.
Exemple chiffré
Trois objectifs : 1 800 $ d’entretien d’auto dans 6 mois avec 300 $ déjà épargnés, 3 000 $ de voyage dans 10 mois sans rien d’épargné, et un renouvellement d’assurance de 1 200 $ dans 4 mois avec 400 $ épargnés. Cela donne 250 $, 300 $ et 200 $ par mois — 750 $ au total, contre 5 300 $ encore à épargner.
Le calendrier montre ce que le chiffre unique cache. Les mois 1 à 4 coûtent 750 $. Une fois l’assurance payée, les mois 5 et 6 coûtent 550 $. À partir du mois 7, il ne reste que le voyage, à 300 $ par mois. Qui aurait budgété 750 $ par mois pendant dix mois aurait mis de côté environ 2 200 $ de plus que ce que les objectifs exigeaient.
Termes clés
- Fonds d’amortissement
- De l’argent accumulé à l’avance pour une dépense connue et datée, de sorte que la facture est déjà payée à son arrivée.
- Horizon de l’objectif
- Le nombre de mois avant que l’argent soit requis. C’est le diviseur de chaque cotisation : commencer tôt est le seul levier qui ne coûte rien.
- Dépense irrégulière
- Un coût prévisible mais non mensuel — assurance annuelle, impôt foncier, entretien d’auto, vacances. C’est exactement ce à quoi servent les fonds d’amortissement.
- Palier de baisse
- La chute du total mensuel quand un objectif arrive à échéance et cesse de cotiser. C’est pourquoi un fonds d’amortissement coûte de moins en moins cher.