- Sur 100 000 $, Ontario laisse 3 845 $ de plus par année après impôt et retenues.
- Le taux marginal à ce salaire est de 29.6% en Ontario et de 37.9% en Manitoba.
- L’écart n’est pas un pourcentage fixe — il varie avec le revenu, d’où les six salaires présentés plutôt qu’un seul.
- Taxes de vente, impôt foncier et crédits propres au ménage restent hors de ces chiffres et peuvent dépasser un petit écart.
Comment Ontario et Manitoba se comparent
L’impôt fédéral est identique en Ontario et en Manitoba, tout comme le RPC ou le RRQ et l’assurance-emploi. Tout ce qui distingue ces deux régions est la couche provinciale ou territoriale — d’où l’exagération d’une comparaison qui ne cite que les taux supérieurs.
Sur 100 000 $, Ontario laisse 73 326 $ et Manitoba laisse 69 481 $, soit un écart de 3 845 $ par année en faveur de Ontario. À 40 000 $, la même paire ne diffère que de 1 252 $, car l’essentiel d’un salaire plus modeste est imposé dans les bandes où les deux grilles se ressemblent le plus.
Les tableaux ci-dessus présentent six salaires parce que cette forme compte davantage qu’une ligne isolée. Une paire presque à égalité au milieu de la fourchette peut se séparer nettement au sommet, quand les bandes supérieures finissent par peser.
Comment ces chiffres sont calculés
Chaque colonne provient d’un seul appel au moteur, au même salaire. Il calcule l’impôt fédéral selon la grille fédérale, l’impôt provincial ou territorial selon la grille de chaque région, applique le montant personnel de base comme crédit non remboursable aux deux niveaux, puis soustrait le RPC ou le RRQ et l’assurance-emploi jusqu’aux maximums annuels — plus le RQAP si le Québec fait partie de la paire.
La colonne d’écart est une soustraction de ces deux résultats, non une différence de taux multipliée par un salaire. Les taux marginaux sont mesurés en calculant l’impôt au salaire puis au salaire plus un petit incrément, ce qui capte les récupérations de crédits et les surtaxes.
Ce qui n’est pas modélisé : taxes de vente, impôt foncier, primes d’assurance maladie, avantages sociaux et tout crédit au-delà du montant personnel de base. Sur un écart de cette taille, ces éléments peuvent facilement être déterminants.
Un exemple chiffré
À 100 000 $, l’écart annuel entre Ontario et Manitoba est de 3 845 $. Réparti sur 26 périodes de paie, cela représente quelques dizaines de dollars par versement — réel, mais rarement la ligne la plus lourde dans une décision de déménagement.
À 40 000 $, l’écart se resserre à 1 252 $, car les cotisations sont des montants plafonnés plutôt que des pourcentages et pèsent également dans les deux régions. Lisez tout le tableau plutôt que la seule ligne proche de votre salaire : c’est la tendance qui indique si l’écart se creusera à mesure que votre revenu augmente.
Termes clés
- Salaire net
- Le salaire moins l’impôt, le RPC ou le RRQ et l’assurance-emploi. Le montant qui arrive dans le compte avant avantages sociaux.
- Écart annuel
- Le net d’une région moins celui de l’autre au même salaire. Positif signifie que la première région nommée laisse davantage.
- Taux marginal
- Le taux combiné fédéral et provincial sur le prochain dollar gagné. Il détermine la valeur après impôt d’une augmentation.
- Cotisations sociales
- RPC ou RRQ, assurance-emploi et RQAP. Identiques dans les deux régions sauf si le Québec est en cause, et plafonnées annuellement.