- Votre nombre FIRE, ce sont les dépenses annuelles ÷ le taux de retrait — 25 fois les dépenses à 4 %, 33 fois à 3 %.
- Réduire ses dépenses agit deux fois : la cible baisse et le montant investissable augmente.
- La règle du 4 % a été mesurée sur des fenêtres historiques américaines de 30 ans ; une retraite anticipée de 45 ans est une autre question, d’où le 3 à 3,5 % retenu par les jeunes retraités.
- Coast, Barista, Lean et Fat FIRE sont la même équation avec un autre niveau de dépenses ou une autre règle d’arrêt.
Comment fonctionne la calculatrice FIRE
FIRE — pour Financial Independence, Retire Early, soit l’indépendance financière et la retraite anticipée — repose sur un seul calcul entouré de beaucoup de débats sur le chiffre « sûr ». Le calcul : dès qu’un portefeuille est assez gros pour qu’un retrait soutenable couvre une année de dépenses, le travail rémunéré devient facultatif. La calculatrice prend vos dépenses annuelles et un taux de retrait, retourne la taille de portefeuille correspondante, puis projette le temps que votre solde actuel et vos cotisations mettront à l’atteindre.
Deux paramètres dominent tous les autres. Les dépenses fixent la cible : à un taux de retrait de 4 %, chaque tranche de 1 000 $ que vous ne dépensez pas retire 25 000 $ du nombre — et libère 1 000 $ par année à investir. Le taux de retrait fixe le multiple : 4 % correspond à 25 fois les dépenses, 3,5 % à environ 28,6 fois et 3 % à 33,3 fois.
Les variantes que vous croiserez — Coast, Barista, Lean et Fat FIRE — sont la même équation avec un autre niveau de dépenses ou une autre règle d’arrêt, pas d’autres mathématiques. Chacune est définie dans les termes clés ci-dessous.
Le calcul
La cible vaut les dépenses annuelles ÷ le taux de retrait. L’échéancier résout la même relation d’annuité pour le nombre d’années, votre solde actuel inclus : n = ln((cible × r + C) ÷ (S × r + C)) ÷ ln(1 + r), où S est le montant déjà investi, C la cotisation annuelle et r le rendement réel attendu. Les cotisations sont traitées comme un dépôt unique en fin d’année et le rendement comme constant.
La règle du 4 % mérite plus de prudence qu’on ne lui en accorde. Elle vient de l’article original de William Bengen sur le taux de retrait sûr et de l’étude Trinity qui a suivi, qui demandaient quel retrait fixe, indexé à l’inflation, un portefeuille américain d’actions et d’obligations aurait supporté sur des fenêtres historiques de 30 ans. Environ 4 % passait. Mais l’horizon était de 30 ans, pas les 45 à 55 qu’implique une retraite à 40 ans ; les données étaient américaines, parmi les meilleures au monde au XXe siècle ; et le modèle ignorait frais et impôts. Les travaux plus récents, sur données mondiales ou sur des rendements futurs plus bas, se situent plutôt entre 3 % et 3,5 % pour les très longs horizons — d’où ces options ici.
Un taux de retrait est de plus un taux de départ, pas un serment. Le risque lié à l’ordre des rendements — une mauvaise première décennie — est ce qui met vraiment fin aux plans, et on y répond en pratique en réduisant les dépenses ou en travaillant un peu. Cette souplesse vaut plus que la décimale du taux choisi aujourd’hui.
Exemple chiffré
Aux valeurs par défaut — 60 000 $ de dépenses annuelles prélevées à 4 % — le nombre FIRE est de 1 500 000 $. En partant de 120 000 $ déjà investis, en ajoutant 30 000 $ par année et avec un rendement réel de 5 %, la calculatrice situe l’objectif à environ 21,9 ans.
Ne changez que le taux de retrait et le prix de la prudence apparaît : à 3,5 %, la cible passe à 1 714 286 $ et l’horizon à 23,9 ans ; à 3 %, à 2 000 000 $ et 26,3 ans. Quatre ans et demi de travail supplémentaires, voilà ce que coûte cette marge. Les dépenses restent le levier le plus puissant : descendre à 50 000 $ par année ramène la cible à 4 % à 1 250 000 $ et l’horizon à environ 19,3 ans à cotisations inchangées — et à environ 16,4 ans si les 10 000 $ ainsi libérés sont investis.
Termes clés
- Nombre FIRE
- Le total investi qui couvre une année de dépenses au taux de retrait choisi, indéfiniment — les dépenses annuelles ÷ le taux, soit 25 fois les dépenses à 4 % et 33 fois à 3 %.
- Taux de retrait sûr
- La part du portefeuille initial que vous retirez la première année, puis indexez à l’inflation. 4 % est la référence historique pour 30 ans ; 3 à 3,5 % est l’ajustement courant pour 45 ans.
- Coast FIRE
- Le point où ce que vous avez déjà investi croîtra jusqu’à votre nombre FIRE d’ici l’âge normal de la retraite, sans aucune cotisation supplémentaire. Vous avez encore besoin d’un revenu pour vivre, mais vous pouvez cesser d’épargner.
- Barista, Lean et Fat FIRE
- Le Barista FIRE couvre une partie des dépenses par le portefeuille et le reste par un travail léger ou à temps partiel. Le Lean FIRE est un FIRE complet à un niveau de dépenses volontairement bas ; le Fat FIRE, le même à un niveau élevé. Les trois utilisent la même division dépenses ÷ taux de retrait : seul le montant des dépenses change.