- À 110 000 $ CA en Ontario et 110 000 $ US à New York, les taux effectifs de retenues sont de 27,0 % et 26,7 %. L’écart affiché tient à la devise, pas à l’impôt.
- Aucun ajustement pour le coût de la vie n’est appliqué. Le logement et les soins de santé sont les plus grandes omissions et se pèsent entre villes précises, pas entre pays.
- Le taux de change est votre donnée, avec une valeur par défaut annoncée. Le faire passer de 0,70 à 0,78 change le salaire américain équivalent d’environ 14 %.
- Le salaire équivalent est résolu par bissection contre les vrais moteurs fiscaux : il tombe sur le brut exact qui correspond, pas sur la ligne la plus proche d’un tableau.
Comment fonctionne le calculateur d’équivalence salariale
La question posée ici est volontairement étroite : quel salaire américain laisse le même montant en main qu’un salaire canadien donné, et quel salaire canadien correspond à un salaire américain donné. Les deux côtés partent du salaire brut et passent par les mêmes moteurs de salaire net que le calculateur d’impôt du site — impôt fédéral et provincial plus RPC/RRQ et AE au Canada, impôt fédéral et d’État plus FICA aux États-Unis. Le net canadien est converti au taux que vous entrez, puis le calculateur cherche le brut américain qui produit exactement ce net.
Cette recherche est une bissection, pas une formule. Les deux moteurs sont définis par morceaux — les tranches sautent, les cotisations sociales plafonnent, les déductions s’appliquent avant les tranches — de sorte qu’il n’existe aucune inverse en forme fermée à écrire. Ce qui existe, c’est la monotonie : le salaire net augmente avec le brut partout dans la plage prise en charge, parce qu’aucun taux marginal des deux pays n’atteint 100 %. Soixante divisions par deux placent la réponse à moins d’un cent, si bien que le salaire équivalent est résolu plutôt qu’interpolé à partir d’un tableau.
Ce que le chiffre n’inclut pas, c’est le coût de la vie, et c’est délibéré. L’ajuster exigerait un indice publié que ce site ne possède pas, et un indice inventé déplacerait le résultat principal de dizaines de pour cent tout en paraissant aussi solide que l’arithmétique fiscale à côté de lui. Il s’agit donc d’un net contre un net, rien de plus. Le logement et les soins de santé sont les deux plus grandes omissions et c’est à vous de les peser : les loyers diffèrent bien davantage entre les villes concernées qu’entre les pays, et aux États-Unis les primes, franchises et maximums à la charge de l’assuré représentent un coût annuel réel qui n’apparaît jamais comme une retenue sur la paie.
Le calcul
Les deux chiffres de salaire net proviennent des mêmes fonctions que le calculateur d’impôt, de sorte que les deux pages ne peuvent pas se contredire. Le côté canadien applique les tranches fédérales et provinciales, les montants personnels de base, et le RPC/RRQ, l’AE et — au Québec — le RQAP jusqu’à leurs maximums annuels. Le côté américain applique les tranches fédérales aux salaires après la déduction forfaitaire correspondant au statut de déclaration choisi, l’impôt propre à l’État, et la FICA. Ni l’un ni l’autre ne modélise les crédits, les personnes à charge, les cotisations de retraite ou les déductions détaillées.
Le taux de change est une donnée que vous entrez, avec une valeur par défaut annoncée de 0,72 dollar américain par dollar canadien. Ce n’est jamais un taux « actuel » en direct ni codé en dur : cette page est mise en cache et servie depuis un travailleur en périphérie, elle n’a donc aucun moyen de garder une cotation honnête, et un taux périmé présenté comme un fait vaut moins qu’un taux que vous fixez délibérément. Il compte plus qu’il n’en a l’air : le faire passer de 0,70 à 0,78 déplace le salaire américain équivalent, dans la comparaison par défaut, d’environ 72 100 $ US à environ 82 100 $ US — un écart d’environ 14 % à partir d’un seul champ.
Deux autres omissions méritent d’être nommées. Les lignes de retenues excluent tout ce que l’employeur verse en votre nom des deux côtés, et aucun avantage social, aucune cotisation patronale de retraite et aucune attribution d’actions ne sont modélisés. Et la comparaison porte sur une seule année figée : elle ne dit rien de la façon dont chaque système traite une augmentation en cours d’année, une prime ou une année travaillée chez deux employeurs.
Exemple chiffré
Aux valeurs par défaut — 110 000 $ CA en Ontario contre 110 000 $ US à New York, déclaration de célibataire, à 0,72 — le net canadien est d’environ 80 316 $ CA et le net américain d’environ 80 663 $ US. Les deux côtés conservent presque la même part du brut : le taux effectif de retenues est de 27,0 % en Ontario et de 26,7 % à New York. Presque rien ne sépare les deux régimes fiscaux à ce salaire.
Convertissez ensuite. 80 316 $ CA valent environ 57 828 $ US, soit 22 835 $ US de moins que le chiffre américain, et le brut américain qui laisserait le même montant en main est d’environ 74 623 $ US. Dans l’autre sens, égaler le net américain demande environ 160 013 $ CA de salaire ontarien. L’écart tient donc essentiellement au taux de change et non à l’impôt — c’est la chose la plus utile que cette page puisse vous dire, et la raison pour laquelle le taux est un champ discutable plutôt qu’une constante. Remplacez New York par le Texas et le net américain monte à environ 86 215 $ US, portant le salaire canadien correspondant à environ 172 482 $ CA.
Termes clés
- Salaire net
- Le salaire brut moins l’impôt sur le revenu et les retenues sociales. C’est la seule base sur laquelle deux salaires de deux régimes fiscaux différents peuvent être comparés.
- Retenues sociales
- Ce qui est prélevé à côté de l’impôt : RPC/RRQ, AE et RQAP au Canada; la sécurité sociale et l’assurance maladie aux États-Unis. La plupart plafonnent chaque année et diminuent donc en proportion d’un gros salaire.
- Taux effectif
- Le total des retenues en proportion du salaire brut. Il est toujours nettement inférieur au taux marginal le plus élevé, et c’est le chiffre à citer pour comparer deux pays.
- Bissection
- Diviser un intervalle en deux à répétition pour cerner une valeur. C’est ainsi que cette page inverse un calcul d’impôt qui n’a pas d’inverse algébrique.