- Un partage égal n’est équitable que si les revenus le sont. Dès qu’il y a un écart, la personne qui gagne le moins consacre une part plus grande de ce qu’elle gagne aux mêmes dépenses.
- Le partage proportionnel égalise le poids exactement : les deux personnes finissent par consacrer le même pourcentage de leur propre revenu, ce qui le rend défendable plutôt que généreux.
- Seules les dépenses réellement communes appartiennent au total. Les dépenses personnelles restent dehors, sinon le partage cesse de répondre à la question qu’on lui posait.
- Utilisez la même base de revenu pour les deux personnes, et refaites le calcul dès qu’un revenu change — une augmentation rend discrètement fausses les proportions d’hier.
Comment fonctionne le calculateur de partage
Deux personnes qui partagent un logement gagnent rarement la même chose, et un partage en deux parts égales ignore discrètement ce fait. Couper le loyer en deux, c’est payer les mêmes dollars, mais celle qui gagne le moins a renoncé à une part bien plus grande de tout ce qu’elle gagne pour y arriver. Ce n’est pas injuste par définition — beaucoup de ménages le choisissent délibérément, et la simplicité a une valeur réelle — mais cela devrait être une décision prise avec le chiffre sous les yeux plutôt qu’un réglage par défaut que personne n’a jamais regardé.
Le partage proportionnel est l’autre option. Chaque personne verse la même part du total commun que celle qu’elle représente dans le revenu combiné du ménage : qui gagne les deux tiers de l’argent paie les deux tiers des dépenses. Saisissez les deux revenus et le total mensuel de ce que vous partagez vraiment, et le calculateur produit les deux réponses en même temps, avec l’écart entre elles en dollars par mois et sur une année.
Le résultat qui compte, c’est le poids : la contribution de chaque personne mesurée en part de son propre revenu. Sous un partage proportionnel, les deux poids sortent identiques, et c’est tout l’objet de l’exercice — par construction, les deux personnes renoncent à la même tranche de ce qu’elles gagnent. Sous un partage égal, ils divergent, et l’écart entre eux est précisément ce dont parle une discussion sur l’équité. Deux pourcentages côte à côte règlent souvent la conversation plus vite que la répétition des positions.
Le calcul
L’arithmétique est courte. Additionnez les deux revenus pour obtenir le revenu combiné du ménage ; divisez le revenu de chaque personne par ce total pour obtenir sa part ; multipliez le total mensuel commun par chaque part pour savoir ce que chacun paie. Le partage égal, c’est le même total divisé par deux. La ligne d’écart est le montant proportionnel moins le montant égal : positif pour celle qui gagne le plus, négatif du même nombre de dollars pour l’autre, puisque les dépenses sont redistribuées et non augmentées.
Le poids est la contribution annualisée divisée par le revenu annuel : douze versements mensuels exprimés en pourcentage de ce que la personne gagne dans l’année. Sous le partage proportionnel, il donne la même valeur pour les deux — le total annuel commun sur le revenu combiné — et le calculateur l’affiche quand même deux fois, parce que voir deux pourcentages identiques rend l’affirmation crédible plutôt que simplement énoncée. Sous le partage égal, la même formule produit deux nombres différents, et cet écart est l’argument.
Trois hypothèses méritent d’être connues. Utilisez la même base de revenu pour les deux personnes, soit brut des deux côtés, soit après impôt des deux côtés ; mélanger les deux fait pencher la réponse du côté de celle qui a été mesurée après impôt. L’après-impôt est en général la meilleure base, puisqu’un revenu plus élevé perd une part plus grande en impôt : les montants nets sont donc plus rapprochés que les bruts et ramènent légèrement le partage vers l’égalité. Enfin, seules les dépenses réellement communes ont leur place dans le total — ajoutez le paiement d’auto d’une seule personne et il ne s’agit plus de dépenses communes mais d’une vérification de toute la relation, ce qui est une conversation différente et bien plus difficile. Si le revenu combiné est nul, le calculateur revient à un partage égal plutôt que de diviser par zéro ; si un seul revenu est nul, la part proportionnelle de cette personne est nulle.
Exemple chiffré
Prenons les valeurs par défaut. La personne A gagne 92 000 $ par année, la personne B gagne 58 000 $, et leurs dépenses communes atteignent 3 400 $ par mois. A gagne 61,3 % du revenu combiné de 150 000 $, donc A paie 2 085 $ et B paie 1 315 $. Un partage égal aurait donné 1 700 $ chacun, ce qui veut dire que B paie 385 $ de plus par mois dans la version égale — 4 624 $ sur une année, prélevés sur le plus petit des deux revenus.
Les chiffres de poids sont ceux qui closent la discussion. Sous le partage égal, A consacre 22,2 % de son revenu aux dépenses communes et B en consacre 35,2 % : treize points d’écart pour exactement le même loyer, le même chauffage et la même épicerie. Sous le partage proportionnel, les deux consacrent 27,2 %, ce qui n’est rien d’autre que le total annuel de 40 800 $ rapporté aux 150 000 $ que le ménage gagne à deux.
Remarquez ce qui n’a pas changé. Le ménage paie toujours 3 400 $ par mois dans les deux cas ; la ligne de total du tableau est identique sous les deux colonnes. La seule chose que le calculateur déplace, c’est le côté du ménage qui porte la charge, et 385 $ par mois représente toute la taille de ce dont on discute.
Termes clés
- Dépenses communes
- Les coûts que les deux personnes consomment ensemble : loyer ou hypothèque, services publics, épicerie, assurance habitation. Tout ce qu’une seule personne paierait de toute façon reste en dehors du total.
- Partage proportionnel
- Chaque personne paie la même part des dépenses que celle qu’elle représente dans le revenu combiné. Plus élevé en dollars pour celle qui gagne le plus, identique en part de ce que chacun gagne.
- Partage égal
- Le total commun divisé également, sans égard au revenu. Égal en dollars, inégal en effort dès que les deux revenus diffèrent.
- Poids
- La contribution d’une personne en pourcentage de son propre revenu. Le partage proportionnel l’égalise par construction ; le partage égal non, et cet écart est ce que cette page existe pour montrer.