Qu’est-ce qu’un bon taux d’épargne?
Dix pour cent du salaire net est un plancher, 20 % une bonne cible, et au-delà de 30 % vous achetez des années de liberté plutôt que seulement de la sécurité. Ce qui est « bon » dépend du moment où vous avez commencé et de ce que vous visez.
Un taux d’épargne est la part du salaire net que vous ne dépensez pas — l’argent ajouté à l’épargne, aux placements ou au capital d’une dette au-delà du paiement minimum. On l’exprime sur le net plutôt que sur le brut, parce que le brut comprend un impôt que vous n’aviez jamais la possibilité d’épargner.
Grandes fourchettes : sous 10 %, il ne reste de place pour rien d’imprévu ni pour un progrès réel; de 10 à 15 %, c’est suffisant si vous avez commencé tôt; autour de 20 %, c’est une bonne cible pour la plupart des gens; et 30 % ou plus raccourcit spectaculairement le chemin vers l’indépendance financière. Ces fourchettes se déplacent avec l’âge : commencer à 40 ans exige un taux nettement plus élevé qu’à 25 ans pour arriver au même endroit, faute de temps pour laisser la composition travailler.
Pendant environ la première décennie, le taux compte plus que le rendement. Au départ, les cotisations dominent le solde, et l’écart entre 6 % et 8 % de rendement sur un petit portefeuille est faible en dollars. Plus tard la relation s’inverse, et les rendements sur un solde accumulé dépassent tout ce que vous pouvez cotiser — c’est là le véritable argument pour commencer tôt, plutôt qu’une quelconque affirmation sur le moment d’entrer en marché.
Le taux est aussi la seule variable qui agit des deux côtés. Épargner une plus grande part, c’est à la fois accumuler plus vite et avoir besoin de moins, puisque le montant nécessaire est un multiple de ce que vous dépensez. Passer d’un taux de 10 % à 20 % réduit à peu près de moitié le nombre d’années avant l’indépendance, un effet bien plus grand que toute amélioration plausible des rendements.
Mesurez-le à partir de vraies transactions plutôt que d’intentions, et sur au moins trois mois. Un seul mois n’est que du bruit : une prime d’assurance annuelle ou un gros achat peut déplacer un taux honnête de dix points dans un sens ou dans l’autre.
Questions fréquentes
Le capital de mon hypothèque compte-t-il?
+
Oui. Le capital est un transfert des liquidités vers la valeur nette de la maison — votre valeur nette augmente d’autant. Les intérêts ne comptent pas; c’est un coût, comme un loyer.
Faut-il utiliser le revenu brut ou net?
+
Le net, pour un chiffre sur lequel agir. Les taux calculés sur le brut sont courants dans la recherche publiée et paraissent pires pour un même comportement : vérifiez lequel une comparaison utilise avant d’en tirer des conclusions.
Quel est le taux d’épargne moyen?
+
Les taux d’épargne des ménages publiés par les agences statistiques se situent généralement autour de quelques pour cent et se calculent autrement qu’un taux personnel — c’est un agrégat économique, pas une référence pour un ménage. Comparez-vous plutôt à vos propres objectifs.
L’appariement de l’employeur compte-t-il?
+
Comptez-le dans votre progrès vers la retraite, pas dans votre taux personnel. Les garder séparés évite qu’un appariement généreux masque un taux personnel trop faible pour atteindre ce que l’appariement ne couvre pas.